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Le chien attendait

Le chien attendait

9-12 ans - 9 pages, 588 mots | 6 minutes de lecture
© Éditions du Pourquoi pas, 2023, pour la 1ère édition - tous droits réservés

Le chien attendait

9-12 ans - 6 minutes

Le chien attendait

Anatole se tient debout devant la niche vide de son chien.

Au travers de ses larmes défile mille images heureuses de tout ce que lui a donné et appris ce merveilleux compagnon…

"Le chien attendait" vous est proposé à la lecture version illustrée, ou à écouter en version audio racontée par des conteurs et conteuses. En bonus, grâce à notre module de lecture, nous vous proposons pour cette histoire comme pour l’ensemble des contes et histoires une aide à la lecture ainsi que des outils pour une version adaptée aux enfants dyslexiques.
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Raconté par Evelyne

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Extrait du livre Le chien attendait

Le chien attendait, écrit par Mathis et illustré par Marie Le Puil Aux éditions Pourquoi Pas ?


Le chien attendait
Le chien attendait. Allongé dans l’herbe au pied du cerisier, le regard braqué sur le portail, il clignait lentement des yeux et poussait de longs et bruyants soupirs. Soudain, il se mettait à bâiller. Puis il s’endormait et ronflait. Les jours de pluie, le chien attendait couché dans sa niche.
On ne voyait de lui que le bout de son museau et l’éclat de ses yeux brillants. De temps à autre, il se levait et déambulait jusqu’au portail. Peut-être avait-il entendu ou senti quelque chose. Lui-même n’en était pas sûr. Il ne pouvait plus se fier à son ouïe ni à son odorat comme avant. Le chien était un vieux chien. À partir de quatre heures de l’après-midi, qu’il pleuve, neige ou vente, on était sûr de le voir debout, les deux pattes avant posées sur le soubassement du portail, le museau entre les barreaux. Si des inconnus passaient, cela le mettait en colère alors il aboyait. Sa voix cassée de vieux chien résonnait dans le quartier. Oui, le chien aboyait. Jusqu’à l'arrivée d’Anatole. Anatole était le soleil du chien. C’était son amour de petit homme. Il l’avait connu bébé. Il avait supporté ses premières caresses maladroites, s’était laissé tirer les oreilles, la queue et les poils. Sans grogner. Il avait tellement joué et couru et sauté et ri avec lui. Rien que d’entendre «Anatole !», le cœur du chien se mettait à battre plus vite et sa queue à remuer. Les bons jours, Anatole caressait longuement la tête du chien en rentrant de l’école. Puis il disparaissait dans la maison et le chien ne le voyait plus jusqu’au lendemain. Le soleil du chien était devenu distant et froid. Il préférait tellement d’autres choses maintenant.