Extrait du livre Je voulais te dire...
Je voulais te dire... De Christine Beigel et Matieu. Z Editions du Pourquoi pas
Je voulais te dire...
Mon aimée, J’ai emporté avec moi ce dernier souvenir de toi : les larmes qui ruissellent sur ton visage, et ton sourire. Le bonheur et la tristesse qui s’expriment en même temps, comme le jour et la nuit réunis, toi, toi et toi. Tu es mon pays.
Mon amour, Le premier jour, on s’en souvient toujours, tu te rappelles, nous deux ? Mon premier jour ici, j’ai fait le touriste malgré la fatigue du voyage. J’ai marché dans la ville, marché jusqu’à avoir mal aux pieds. Mais cette ville est magique, elle te fait pousser des ailes, te donne des forces, et j’ai continué longtemps après dans la nuit. Si tu savais comme ça brille, comme c’est beau… Paris ressemble à un papillon.
Ma bien aimée, Un jour. Un jour seulement, puis tout perd de son éclat. Tu grattes un peu la tour Eiffel qui scintille et la fine couche d’or s’écaille. Reste le fer et les barres, et cette couleur si particulière, du gris en variété infinie de la terre au ciel. Ce soir, j’ai regardé mon visage dans le miroir et je me suis dit que ma peau aussi, avait pris un coup de gris.





























