Extrait du livre Au secours la rentrée !
Au secours la rentrée ! Eric Sanvoisin Mylène Rigaudie
Je n'oublierai jamais mon premier jour en CP. Je suis arrivé en retard le jour de la rentrée. J' avais peur de me faire remarquer.
D'abord, j'ai vu la maîtresse. Elle m'a demandé mon nom. - Je m' appelle Jules. Elle a paru surprise et puis elle m'a souri. Elle avait l'air gentille. Je me suis tourné vers la classe et là , j'ai cru avoir la berlue.
- Maîtresse - Oui, Jules. - Je crois que je me suis trompé de classe. - Pourquoi dis-tu une chose pareille ? - Il n'y que des animaux ici ! - Notre école est cosmopolite, Jules. Cela signifie que tes petits camarades sont tous originaires d'un pays étranger. C'est une chance pour toi ! J'ai bien observé les élèves de la classe et je n'ai pas trouvé que c'était une chance. Il y avait parmi eux des animaux vraiment dangereux...
- Va t'installer à côté de Luigi. Une seule place était libre, à côté d'un petit marcassin italien. - Je ne peux pas m'asseoir côté de lui. - Pourquoi, Jules ? - Parce que les marcassins sont sales et ne sentent pas bon ! Les animaux m'ont regardé de travers. La maîtresse était bien embarrassée. - Bon, nous allons ajouter une table au fond de la classe, le temps que tu t'habitues à tes nouveaux camarades. - Madame, j' aimerais changer d'école... - Nous verrons ça plus tard, Jules. Sois un peu patient , s'il te plaît.
La maîtresse a décidé que tout le monde allait se présenter pour mieux se connaître. Certains élèves venaient de très loin. Joey, le kangourou, était né en Australie. Pendant les premiers mois de sa vie, il n'avait pas quitté la poche ventrale de sa maman. Tou-mou, le panda, venait juste d'arriver de Chine. Dans les montagnes du Tibet , il avait sûrement vu le yéti ! D'une toute petite voix, j'ai murmuré : - Moi, je suis né à Paris, pas très loin de l'école. J'ai entendu des rires et je suis devenu tout rouge. Pour me rendre l'école, je n'avais pas effectué un grand voyage comme Nanuk, le louveteau qui venait d'Alaska, ou Bokary, l'éléphanteau qui avait vu le jour dans la savane africaine. Heureusement, une sonnerie retenti. C'était l'heure de la récréation. Ouf !
































