Extrait du livre Papi chocolat
Papi chocolat de Didier Jean et Zad aux éditions Utopique
Mais ça, c’était avant. Avant que ses grands-parents prennent leurs « grandes vacances », comme dit Papi. Depuis, même si sa grand-mère prépare toujours des gâteaux, son grand-père, lui, ne fabrique plus ses fameux chocolats. Finis les truffes et les mokas !
Papi chocolat
Depuis qu’il a pris sa retraite, Papi a enfin du temps pour lui. Il aime aller aux champignons avec Mamie, jouer aux boules avec ses copains, ou rêver dans son fauteuil en écoutant la musique de Verdi. – J’ai commencé comme apprenti à 14 ans, j’ai le droit de me reposer, maintenant !
Il y a quelques semaines encore, Papi était chocolatier. Sa petite-fille adorait se rendre à la boutique. Mais son grand-père était toujours occupé. Après un bisou pressé, il retournait vite dans son laboratoire, où il ne fallait pas le déranger. Heureusement, Salomé avait le droit d’aider Mamie Vanille à servir les clients.
Quand il était l’heure pour la fillette de rentrer, sa grand-mère n’oubliait jamais de sortir une surprise de son tablier. Un sachet rempli de croustillettes, de palets d’or, de petites truffes ou encore de mokas.
Les premiers temps, Salomé a bien essayé de le faire changer d’avis. À Pâques, elle lui a réclamé son œuf en chocolat, mais son grand-père a répondu qu’il n’avait plus envie de travailler.
Un jour, la fillette se rend chez ses grands-parents, bien décidée à prendre les choses en main. – S’il te plaît, Papi, apprends-moi au moins à les faire, tes chocolats ! – Mes chocolats, mes chocolats ! Si tu crois que ça se fait comme ça ! Il ne suffit pas de claquer des doigts.






























