Extrait du livre Le pain
Le pain de Françoise Laurent et Nicolas Gouny aux éditions du Ricochet
Le pain
Gain de temps… donc d’argent ! Pas mal, mais l’environnement en souffre. Arrosage immodéré… Engrais et pesticides chimiques qui détruisent la vie souterraine… Culture unique à perte de vue… qui appauvrit le sol ! C’est l’agriculture intensive des grandes exploitations céréalières.
Brrr ! Notre planète aurait-elle mangé son pain blanc ? Pas du tout ! Car une agriculture respectueuse propose d’autres méthodes : Pour fertiliser les champs ? Des engrais naturels… le caca de cheval, par exemple ! Pour lutter contre les insectes ? La rotation des cultures ! Blé, maïs, lentilles… à tour de rôle ! Pour éviter l’appauvrissement du sol ? Le repos ! Aucune plantation durant un an : la terre est en jachère. Bravo les “écolos” !
De la farine, de l’eau, un peu de sel… C’est très simple de fabriquer du pain. Oui mais… la farine, d’où vient-elle ? D’une plante ! Surtout le blé, mais aussi le seigle, l’orge… toutes des céréales ! Elles ont, au bout de leur tige, un épi garni de graines. Des graines que l’on va moudre pour obtenir la farine du pain !
Avant, cultiver le blé était bien compliqué. Le fermier labourait la terre avec une charrue, puis il semait… Le blé poussait… Et quand il était mûr, on le coupait à la faucille ou à la faux ! Puis, pour détacher les grains de leurs tiges : Bing ! Bang ! Boum ! On les battait avec un fléau ! Enfin, on les vannait en les projetant en l’air… Et hop ! Poussières et brindilles s'envolaient… Ne restait que le grain !
De nos jours, l’agriculture est mécanisée ! Juchés sur leurs tracteurs, les fermiers labourent et sèment sans trop de peine… Puis, de gigantesques moissonneuses-batteuses coupent le blé, séparent les grains des tiges et ôtent les résidus… en un seul passage ! Quel gain de temps !





























